Le transfert immédiat après la séance
Dès que je termine un shooting au studio, la première chose que je fais est de transférer l'intégralité des fichiers de mes cartes SD SanDisk Extreme Pro vers mon MacBook Pro.
Je crée un dossier temporaire sur le bureau, nommé avec la date et le nom du client. Pourquoi le bureau ? Parce que mon Mac est synchronisé avec iCloud. Tout ce qui se trouve sur le bureau est automatiquement sauvegardé dans le cloud.
C'est ma première couche de sécurité : à peine les fichiers posés sur le bureau, ils commencent déjà à être dupliqués en ligne.
« Vos photos sont des souvenirs irremplaçables. Les protéger n'est pas une option, c'est une responsabilité. »
La copie sur SSD externe
En parallèle, je copie immédiatement les fichiers sur mon SSD Samsung T7. Ce petit disque portable est ultra rapide et me permet d'avoir une copie physique supplémentaire à portée de main.
À ce stade, mes fichiers existent déjà en trois endroits : la carte SD que je ne formate pas tout de suite, le bureau du Mac synchronisé avec iCloud, et le SSD externe. C'est ma deuxième couche de sécurité.
L'envoi vers le NAS
Le cœur de mon système de stockage est mon Synology NAS DS420+. Ce serveur contient deux disques durs de 8 To configurés en RAID 1 : chaque fichier est écrit simultanément sur les deux disques. Si l'un tombe en panne, l'autre contient une copie parfaite de toutes les données.
Mon NAS sert également de destination pour Time Machine, le système de sauvegarde intégré à macOS. Mon MacBook Pro se sauvegarde automatiquement sur le NAS. Si mon Mac venait à être volé ou en panne, je pourrais restaurer l'intégralité de mon environnement de travail (Lightroom, Photoshop, mes catalogues, mes presets) sur un nouveau Mac, à l'identique.
Le tri, la retouche et la livraison
Une fois la séance archivée sur le NAS, je peux travailler sereinement à la retouche. Quand le tri et la retouche sont terminés, les photos finales sont livrées via votre galerie privée en ligne sur Pic-Time. Vos images finales sont donc aussi hébergées sur leurs serveurs, une couche de sécurité supplémentaire.
À ce stade, je supprime le dossier temporaire du bureau du Mac et du SSD Samsung T7. Les fichiers restent en sécurité sur le NAS en RAID 1 et sur la galerie en ligne.
La sauvegarde off-site mensuelle
C'est l'étape que beaucoup de photographes négligent, et pourtant c'est la plus importante. Une fois par mois, je sauvegarde l'intégralité de mon NAS vers un disque dur externe Seagate de 10 To.
Le point crucial : ce disque est stocké dans un lieu différent de mon NAS. Mon NAS est chez moi, le Seagate est conservé à mon studio de Roquettes, à 20 minutes de Toulouse. Je ne le ramène chez moi que le temps de la sauvegarde, puis il repart au studio.
Pourquoi ? Parce qu'un incendie, un dégât des eaux ou un cambriolage pourrait toucher mon domicile et détruire mon Mac ET mon NAS en même temps. Avec le disque stocké au studio, j'ai toujours une copie complète dans un lieu séparé. C'est ce qu'on appelle une sauvegarde off-site, le filet de sécurité ultime.
La règle du 3-2-1
Mon système suit la règle de sauvegarde recommandée par tous les professionnels de l'informatique : 3 copies de chaque fichier (Mac + NAS + disque externe), 2 supports différents (SSD interne, NAS avec RAID 1, disque dur externe), 1 copie hors site (le Seagate stocké au studio).
En ajoutant iCloud et la galerie Pic-Time, j'ai même des couches de sécurité supplémentaires au-delà de cette règle. Vos souvenirs sont entre de bonnes mains.
Si vous êtes photographe et que vous souhaitez découvrir le reste de mon équipement, je détaille tout sur ma page matériel photo professionnel.
Vous souhaitez mettre en place un système de sauvegarde adapté à votre activité mais vous ne savez pas par où commencer ? Je peux vous accompagner dans le choix de votre matériel en fonction de votre budget et de vos besoins. Vous pouvez me contacter.
Sauvegarder ses photos, les questions qui reviennent
Qu'est-ce que la règle du 3-2-1 en sauvegarde photo ?
Trois copies de chaque fichier, sur deux supports différents, dont une copie stockée ailleurs que les deux autres. C'est le minimum qui protège à la fois d'une panne de disque, d'un vol et d'un incendie. Il suffit d'en négliger une pour que le scénario qu'elle couvrait devienne fatal.
Un disque dur externe suffit-il pour sauvegarder ses séances ?
Non, un seul disque n'est pas une sauvegarde, c'est un point de défaillance unique. Un disque mécanique tombe en panne sans prévenir et un SSD peut devenir illisible d'un coup. Il faut au minimum deux supports distincts, plus une copie en ligne ou hors site.
Combien de temps faut-il conserver les photos d'un client ?
Prévoyez au moins un an après la livraison, et annoncez ce délai par écrit dans vos conditions. Au-delà, conservez les fichiers si vous le pouvez : une cliente qui revient cinq ans plus tard pour un agrandissement, c'est exactement celle qu'on ne veut pas décevoir.
Quand faut-il sauvegarder les fichiers d'une séance ?
Le jour même, avant de formater la moindre carte mémoire. Tant qu'une séance n'existe qu'en un seul exemplaire, elle est en danger. Copier les fichiers en rentrant du studio prend vingt minutes ; refaire une séance nouveau-né est impossible, le bébé a grandi.